Lundi 2 août 2010 1 02 /08 /Août /2010 13:21

Le Vietnam s'étire  le long de la Mer de Chine méridionale comme une échine de dragon. Au Nord, Hanoï et la baie d'Halong. Au Sud, HoChiMinhVille (Saïgon) et les mangroves du Mékong. Arrivée à Hanoï pour un embarquement immédiat vers Huê. Huê la belle, accrochée à la rivière des Parfums comme un enfant au sein de sa mère.  Les Français y sont encore très présents car c’est l’ancienne capitale politique, mystique  et culturelle. Tous les deux ans se déroule un festival culturel et artistique : le Festival franco-vietnamien de Huê.

 

 

 

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Construite selon la géomancie chinoise, la cité pourpre impériale se trouvait dans la citadelle.  Elle était traversée par un axe Nord-Sud symbolique. La partie Est, aînée, supérieure, masculine et civile, regroupait les activités culturelles avec les bibliothèques, les jardins, le théâtre et le mandarinat civil. La partie Ouest, cadette, inférieure, féminine et militaire, abritait les princesses et les concubines ainsi que le mandarinat militaire.  Dès le départ, ce fut  un lieu magique et mystique, flottant entre la terre et le ciel, comme le lotus qui s'enracine dans la vase et se dresse vers le ciel.      Pour le Festival  2004,  un  typhon   s’est  abattu sur la mer de Chine :  les atterrissages à l’aéroport de Phu Baï ont été bouleversés  et  une grande partie des cérémonies officielles,  annulée. 

 

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On accède à la citadelle par le pont Tran-Tien, une construction de l’école Eiffel, qui enjambe la Rivière des Parfums. A l’occasion du Festival, il était éclairé toute la nuit. La foule des festivaliers s’y ruait à vélo.  La  pluie à verse qui battait la contrée donnait à l’aventure une tournure mystérieuse, fantômatique.   Je pensais à la chanson de Gérard Manset : « comme un guerrier » : sous la pluie averse, y a le pont qui traverse. L’Asie est un lieu de ruissellement. Ruissellement des eaux, ruissellement de la circulation où la foule agit comme un ban de poissons, ruissellement des peuples, drainant  le danger lorsque arrivent les crues.

 

 

 

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Des pôles Internet étaient à disposition des participants du Festival et des journalistes.  Des jeunes gens et des jeunes filles faisaient office de guide pour les festivaliers. Ils étaient vêtus  de bleu et je les appelais : mes petites libellules bleues. En collaboration avec la Région Nord-Pas-de-Calais,  ces jeunes avaient pris en charge le volet Tourisme : le tour de la citadelle en cyclo-pousse et un tour dans la campagne en vélo. Ce tour comprenait une dégustation d’alcool de riz bu à la paille dans une cruche commune. Pour rentrer, je troquai mon vélo contre une place passager sur une moto. 

 

 

4-le-defile.jpgVu le prix des spectacles et des repas impériaux, le Festival s’adresse surtout aux touristes étrangers et aux riches Vietnamiens mais  il y a bien sûr le festival off : de la musique, des expos, des joutes nautiques, un jeu d’échec avec pions humains   et surtout le grand défilé. Souvenirs d’un concert : une dame m’a fait asseoir à côté d’elle sur les gradins, me posant son enfant sur les genoux. Discrètement, elle m’a désigné les policiers qui « géraient » l’immense espace entre  le groupe de musique et les gradins. Un espace pourtant fait pour danser et que personne n’aurait oser investir.  Le défilé  met en scène la  traditionnelle procession  du roi dans les lieux mystiques de la ville.  Curiosité : la chaise à porteur est vide. Le roi n’est pas représenté et pour cause :   le pouvoir communiste veut éviter toute allusion (illusion ?) à la moindre restauration (le retour du roi).

 

 

5--peintures-sur-le-sol.JPGLa citadelle abrite une prestigieuse école des Beaux-Arts. Pendant le Festival, les artistes exposent  leurs oeuvres au travers de la ville et la rue le long de la Rivière des Parfums leur est livrée afin qu’ils dessinent sur le sol. Pour participer, il faut faire partir d’une organisation officielle. En fait, au Vietnam, tout doit toujours être formalisé, ressortir du prévu, de l’organisé. Les initiatives   individuelles ne sont pas  encore vraiment encouragées.

 

 

 

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Toujours conformément à la géomancie et à la cosmogonie chinoise, l'entité architecturale de Huê est  inscrite dans un espace protégé par de multiples sites et divinités propitiatoires. A deux kilomètres au Sud, le tertre du district méridional (Nam Giao) est le tertre du sacrifice du Ciel.  Il est calqué sur le modèle de l'esplanade du temple du Ciel à Pékin, avec ses quatre terrasses symbolisant le monde souterrain, la Terre et le Ciel. A trois kilomètres au Sud-Ouest, la colline Ngu-Binh (Ecran du roi) et ses cinq terrasses concentriques seraient un paravent naturel et cosmologique protégeant le palais contre les forces et les courants néfastes.  A deux kilomètres, se trouve la Montagne magique, un tertre qui abrite les dieux protecteurs du sol.  Une pagode se dresse, dédiée à la  Dame céleste, protectrice de la ville.   Il faut y aller par bateau touristique sur la Rivière des Parfums. Etre ferme pour ne pas passer le temps de la  promenade en négociations marchandes au lieu de regarder le paysage. De la rivière, on voit l’arrière des maisons, avec les femmes qui font la lessive, au bout de quelques  marches plongeant dans l’eau.  On peut aussi visiter les tombeaux des rois.

 

 

 

7 My 

  My est la jeune serveuse du Phuong Nam, le restaurant où se rassemblaient les  jeunes Français participant au  Festival.  Ses parents vivent dans un petit village de pêcheur, en bordure de la mer. Elle veut se lancer dans le Tourisme. La ville abrite une bonne école hôtelière et de Tourisme. Sans moyen, My pourra-t-elle réaliser ses rêves ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sur-la-plage-de-Hue.JPGVisite de la plage en moto. Assis nonchalamment sur une chaise, un homme  a indiqué  la plage, comme si c’était évident que je ne pouvais aller que là. Une maison, sur le sable, vestiges de l’épicurisme colonial.  Mais est-ce bien à Huê ? Peut-être est-ce sur  une plage ailleurs, à  Hoï An  ou à Da-Nang ?

 

 

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La mer est belle  mais pas claire du tout – inappropriée, donc, pour la plongée sous-marine. Des vendeurs arpentent la plage. Les enfants et les hommes se baignent,   les femmes moins. Elles craignent trop de foncer  et de froncer leur peau.  Des bateaux de pêche sèchent la quille en l’air, abritant les familles des pêcheurs. D’autres sont au large, partis chercher la cargaison de poissons du marché du jour.

 

  10 le marché aux poissonsLe marché aux poissons s’étend en bordure de la plage, couvert par les toiles en plastique des vendeuses.  Avant de vendre le poisson, les vendeuses les tuent et les   vident. J’ai vu des poulpes tenter d’impossibles évasions hors des bacs de polystyrène. Pour la conservation, on utilise  la glace concassée.  Un vendeur de glace occupe d’ailleurs un stand sur le marché et approvisionne les échoppes. Si le poisson a les honneurs de la glace, la viande est vendue telle quelle, parfois posée à même le trottoir, envahie  par les mouches.  Les volailles (poulets et canards) sont vendues vivantes. J’ai vu des cochons  transportés  vifs sur des vélos.

 

11 la petite fille du marché aux poissons

 

 

    

 

 

 

Les petites filles vont à l’école mais pendant les vacances, elles donnent un coup de main à la maman. C’est tout un monde féminin qui s’épanouit, où les traditions se transmettent de mère en fille. On y trouve un élégant mélange de sérieux et de rire.

 

 

 

 

 

 

 

 12 sampaniers

Vivant sur leurs villages flottant, les sampaniers sont les manouches de Huê et du Vietnam en général. Pour le Festival, ils ont été repoussés aux confins de  la ville. En guise de mâts sur ces roulottes flottantes : des antennes de télévision. On peut passer d’un sampan à l’autre sans mettre pied à terre. Les sampans servent à la pêche mais aussi à la drague de sable pour les entreprises de construction.

 

http://lessampaniersduvietnam.over-blog.org

 

 

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De nombreux petits métiers  s’épanouissent à fleur de terre, comme cette échoppe de libraire. Des jeunes y lisent sur  ces tabourets multicolores que l’on trouve aussi dans les « restaurants de poussières », échoppes ambulantes où la cuisine se fait sur place et où les plats sont servis sur des tables basses. D’où le nom de restaurants de poussière.

 

 

 

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Il y a aussi des épiceries où l’on vend notamment les foulards, les gants et les masques  que les femmes portent pour se protéger du soleil, du vent et de la pluie. Pour la pluie, on utilise des grands imperméables qui  couvrent à la fois la personne et la moto ou le vélo. Parfois, l’imperméable abrite toute la famille, comme une tente. On en trouve de toutes les couleurs pastels transparentes mais certains  ne sont pas solides, pour tout dire : c’est quasi du jetable. Idéal pour les temps de mousson.

 

 

 

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Le pays étant situé presque sur l’Equateur, les journées sont courtes.  Les Vietnamiens se couchent tôt et se lèvent tôt. Certains vont se baigner dans  la mer avant le travail, d’autres travaillent très tôt, comme ces distributeurs de journaux qui viennent chercher les journaux avant de partir faire leur tournée.

 

 

16-vendeur-de-glace.JPG

Comme il y a peu de frigo, le système de conservation est le même que celui qui prévalait dans nos pays dans les années cinquante : une entreprise fabrique et stocke de la glace. Cette glace  est livrée en cyclo-pousse sous forme de pains de glace oblongs.   Les clients sont les professionnels de la restauration  et les marchands.

 

 

17-echafaudage.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

Les échafaudages sont en bambou. Sur les chantiers, beaucoup de femmes travaillent. Elles sont spécialement chargées de transporter les seaux de ciment. La citadelle et les tombeaux des rois  étant classés au patrimoine de l’Unesco, les travaux battent leur plein.

 

La construction d'habitations et d'hôtels est aussi en pleine expansion. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18-transports.JPGLes moyens de transports sont l’avion pour aller d’une grande ville à l’autre mais surtout le train et le bus. Pour aller de Huê à Da-Nang, j’ai pris le bus, qui est moins cher que le train. Le paysage est magnifique et le bus s’arrête au sommet du Col des Nuages. Là se trouvent des vestiges de fortifications françaises et des vendeurs de souvenirs   façon nuage de sauterelles.

 

 

19-jeune-fille-a-velo.JPGSomme toute, le roi des moyens de transport est le cyclo-pousse ou le deux-roues : motocyclette ou bicyclette. Idéal pour la ville comme pour la campagne.

  

 

20-a-la-campagne.JPG

Dès les faubourgs des villes commencent la campagne et les buffles au travail avec de jeunes garçons.    Bientôt viennent les plantations de thé et de café, les rizières. Dans le Sud, les rizières abritent les tombes familiales. La citadelle de Huê recèle de jolis potagers sillonnés par un réseau d’irrigation au départ d’une citerne. Entre Da-Nang  et HoChiMinhVille, Dalat  est le véritable potager du Vietnam. Il a été établi par les Français, venus chercher la fraîcheur sur le plateau.

 

 

21 marché touristique

 

 

 

Tout le pays foisonne de petits marchés. Les légumes sont les mêmes qu’ici : des carottes, des choux … mais les fruits offrent un feu d’artifice de couleurs et de goûts :  mangue, banane, ananas, noix de coco, orange, pomelo, papaye, pomme cannelle,  ramboutan, litchi, salak, tamarin, salk, logan,  mangoustan,   durian,  jaque …

Des artisans proposent des petits jouets.

 

 

 

 

 

 

A HoChiMinhVille se trouve un immense marché couvert. C’est le marché chinois.  Je l’ai visité avec un guide : An Ngô Quâ’c,  dont une amie belge m’avait donné la référence. Chauffeur de taxi pour une compagnie, il peut disposer du véhicule pour son propre compte.    Sur le marché chinois, j’ai  été abordée par une petite fille. Elle avait déposé son sac à ses pieds et à ma demande elle en a sorti un éventail. Stupeur : elle n’avait pas de bras, seulement des moignons. Agent orange,  me dit le guide.  La guerre ou l’agriculture productiviste qui permet trois récoltes de riz par an ??

 

 

22-atelier-handicapes.JPGAu Vietnam, les handicapés font partie de la vie. A Huê, je trébucherai littéralement sur un cul-de-jatte. A Da-Nang, ce sera une jeune fille arriérée mentale qui me tiendra compagnie dans le  café tenu par sa maman, cependant que son petit frère faisait la comptabilité. A  HoChiMinhVille, je visiterai un atelier artisanal employant des handicapés à la création de tableaux en  laques et de feux d’artifices. Il y avait aussi des aveugles.

 

 

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A HoChiMinVille, ville agressive et sauvage, mon guide  m’emmena visiter les églises caodaïes (secte syncrétique qui vénère  Saint  Victor Hugo et Saint Alexandre Yersin, le bactériologiste franco-suisse qui découvrit le bacille de la peste). On   prit  une petite embarcation à moteur pour aller dans la mangrove.

 

 24 bonbons 

 

 

 

 

On s’enfonça jusqu’à des zones  habitées dans lesquelles on accosta.

Je me souviens d’un  tour en vélo, dans une nuée de papillons (Cat Tien National Park) et  de la petite fabrique de bonbons à la noix de coco. Des ouvriers s’activaient à faire la pâte, à la couler sur des plaques, à la découper en formes de caramels qui étaient ensuite emballés et mis en boîtes.

 

 

 

 

 

 

25-apiculteur.JPGLe temps d’une étape, je partageai la passion d’un jeune apiculteur pour le miel et les abeilles.

 

 

Lorsque j'arrivai à HoChiMinhVille,  mon taxi me débarqua d'autorité  dans  un hôtel cinq étoiles du quartier des affaires. J'y passai ma première nuit, pestant contre mon manque d'autorité, me réconciliant en me baignant sous les étoiles, dans la piscine sur le toit. Le lendemain j'appelai mon guide. An m’installa dans le quartier catholique de la ville, dans une pension de famille destinée aux parents venus adopter un enfant dans les orphelinats. L'hôtel Loan, pension de famille "Au bon goût",  se trouve au fond d’une impasse.

 

 

26 la lectrice 

Chaque fois que je passais, une mendiante embusquée   m’abordait immanquablement. Je l’appelais « ma pirate de la mer de Chine ».  Peut-être laissait-elle aux femmes  le temps  de rentrer les enfants.  J’avais l’impression d’être une ogresse.  

 

Un soir, je croquai la cuisinière qui lisait son journal sur les marches d’entrée de la pension de famille. Elle faisait une cuisine à la française : steak-frites-salade ou boeuf bourguignon.

 

 

 

 

 

 A quelques mètres de la pension de famille se trouvait un restaurant tenu par un ancien soldat de l’armée des Vietcongs, alliée des Américains. Il me montra ses archives autour d’un pho très goûteux. Il y avait aussi  l’église, très fréquentée à la messe du dimanche et un parc très tranquille où tournait un manège.

 

 

27--ramassage-feuilles.jpg  

 

 

Je croquai un autre manège : celui des hommes et des femmes chargés de l’entretien du parc. A l’endroit où le gazon était abîmé, un homme repiquait des touffes  à la façon du repiquage du riz dans les rizières. Ses gestes étaient très rapides, comme ceux des lézards verts fluo qui grimpaient aux troncs des arbres, vif argent aérien et souple. Certains arrosaient ou balayaient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28-La-mission.JPG

Ce voyage au Vietnam avait pour cadre une mission pour l’association « La rencontre de l’autre », de Donzy-le-National, en Bourgogne du sud. Cette association est le comité de jumelage  qui unit Donzy-le-National et Hoa Haï, le village de la Montagne de marbre, près de Da-Nang. Ces deux villages ont la particularité d’être dévolu à l’artisanat d’art. Le jumelage s’articule autour de projets santé (alimentation en eau d’un hôpital), de projets développement durable (création d’unité de biogaz dans les campagnes) et de projets culturels. Pour ma part, il  s’agissait d’investir les milieux artistiques et de proposer à un artiste vietnamien une résidence d’artiste à Tramayes, dans le Haut-Clunisois.

http://www.donzyhoahai.org

 

 

29-l-equipe.JPG

Une autre mission se déroulait en même temps : des jeunes de Typo devait couvrir le Festival franco-vietnamien de Huê pour leur journal : Typoextramuros. Typo est un magazine fait par des lycéens de Bourgogne dans le cadre d’une expérience de presse menée dans les lycées par le Clémi de Bourgogne. L’expérience comprend des missions à l’étranger, surtout dans la  Francophonie,  pour écrire au retour  TypoExtraMuros.

 

http://www.typomag.net

 

La résidence d'artiste :

 

 

31-Hoan.JPG

Sur les indications d’une chargée de mission au centre culturelle de Hanoï, je choisis Hoan Lê Quoc, artiste à Huê,  pour venir en résidence d’artiste à Tramayes. Je le choisis sans le voir, uniquement sur  les appréciations des  gens qui le connaissaient, comme Luong Bui Quang,  galeriste à Huê (Art Gallery, Câm Chaû, 03 Pham Ngu Lao). Je rencontrai aussi   Buu Y, grand érudit de la ville, descendant de la famille royale. Malgré les difficultés de toutes sortes,  la résidence a eu lieu à Tramayes en 2005. Sur la photo : Hoan en visite à la galerie européenne de la forêt et du bois de Dompierre-les-Ormes. Grande conversation avec les mains sur les temples Incas.

 

 

32-oeuvre-copie-1.JPG

 

 

 

 

Hoan  est graphiste, calligraphe et peintre laqueur.  On lui avait demandé de  baser sa résidence sur le travail de la laque. Il est venu avec des œuvres de démonstration, pour montrer les différentes étapes et techniques de la laque : avec les coquilles d'oeufs, la feuille d'or ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

33-laque.JPG

 Hoan travaille avec une artiste française à l’utilisation de la technique de la laque dans la création contemporaine.  On voit nettement l'influence du dessin animé et de la BD. Pendant le Festival franco-vietnamien, la cité pourpre de Huê abritait une expo de photo et une expo de BD. Dans ce tableau en laque, Hoan exprime l'essence même du Vietnam.   

 

30-Amano-Hoan.jpg

Hoan a  découvert la région et rencontré plusieurs artistes, comme Amano, peintre intuitif à Briant, (Saône-et-Loire). Sur la photo : Amano et Hoan dans la salle d'expo de Tramayes où avaient lieu les initiations à la technique de la laque et à la calligraphie.

 

http://www.art-mano.com

 

De retour à Huê, Hoan a ouvert un café-galerie qu'il tient avec sa famille. 

 

 

 

Journaliste de profession, j’ai publié  sur ce voyage différents articles dans des journaux régionaux et participé à quelques publications : 

 

 

35-Typo-copie-2.jpg36-jeune-fille-en-velo.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Typo ExtraMuros, avec les jeunes du Clémi de Dijon. 

 

 

 

    

37-Livre-FR-copie-1.jpgComme j'ai fait d'autres voyages (Sénégal,  Pologne, Québec), j'ai participé à la rédaction d'une méthodologie à destination des associations qui développent des échanges à l'international. Cette  brochure est éditée par la FNFR (Fédération Nationale des Foyers Ruraux).

 

J'ai décanté ce voyage initiatique et alchimique  dans quelques pages de fiction :  

 

38-les-Florileges.JPG 39-Buu-Y-1.jpg 

 

 

 

 

 

 

 "Buu Y" est une nouvelle qui raconte la rencontre dans un train entre une voyageuse et Buu Y, l'érudit de Huê.   

 

 

 

 

 

 

40-Buu-Y-2-copie-2.jpg 

 

 

 

 

 

Je l'ai écrite dans le cadre d'un atelier d'écriture qui s'est déroulé dans  la Drôme avec l'écrivaine Marie Motay.     

 

 

 

 

 

 

 

 

et "My", un petit polar qui a pour cadre le festival de Huê et qui reprend tout mon vécu lors de ce voyage.

 

L'histoire : envoyée pour écrire un guide sur la ville, une femme se retrouve sur le Festival 2004 et assiste à la rivalité de deux artistes, l'un Français, l'autre Vietnamien. Cette rivalité s'exprime dans leur art, leur vision du monde  et leur amour pour My, la jeunes serveuse du Phuong Nam.

 

Ce récit par mail sur demande.      

 

 

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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 11:15

 

Mon périple m’a mené de Hanoï à HoChiMinhVille.

La première partie du voyage se déroulait dans un cadre officiel pour une association bourguignonne. Deux missions : proposer à un artiste une résidence d’artiste en Bourgogne  et  couvrir le Festival franco-vietnamien de Huê avec des jeunes en formation de journalisme. La deuxième partie était plus touristique.

 

à Hanoï :

- Hôtel Vân Minh

88, Hang Bac Street ;

Hanoï

(84-4)9.260150

nngocminh@fpt.vn

- restaurant Quàn Bia Minh

Sô 7A Dinh Liêt

9.345 323

ouvert de 8 h du matin à minuit.

 

Direction Huê, par avion.

 

à Huê : j’y suis restée dix jours, avec des journalistes en formation qui devaient couvrir le festival franco-vietnamien de Huê pour leur magazine TypoExtraMuros. Nos points de ralliement :

- le Phuong Nam (restaurant),

- la Carambole (restaurant français),

- la citadelle, classée au patrimoine de l’Unesco,  

- la galerie d’art de Luong, qui expose les jeunes artistes de l’école des Beaux-Arts :

Bùi Quang Luong

Art Gallery Câm Châu

03, Pham Ngû Lào

Huê

Tél : 054.825123

 

Lui demander l’adresse de Lé Quôc Hoan, artiste venu en résidence d’artiste à Tramayes  en 2005. Il a ouvert un café galerie quelque part à Huê.

 

Hôtel : Huê Héritage Hotel, hôtel de luxe qui venait d’être construit et que nous, les adultes de l’association,  avons du prendre car nous étions   dans un cadre officiel. Les jeunes qui nous accompagnaient ont préféré aller dans des établissements plus en rapport avec leurs finances et leur way of life. Ils venaient prendre  une douche dans notre palace, jusqu’à ce qu’ils se fassent jeter pour  manque de discrétion dans la piscine. Belle jeunesse …

 

Direction Da-Nang par le bus, moins cher que le train. Halte au sommet  du Col des Nuages : très beau mais attention marchands agressifs.

 

Visite à Hoa Haï, incontournable : la montagne de marbre et la rue des tailleurs de pierre. Escaliers, grottes sacrées. Ca vaut le coup d’œil. Ce village est jumelé avec Donzy-le-National, en Bourgogne.

 

Etape à Hoï An : la magnifique cité balnéaire, inscrite au patrimoine de l’Unesco.  A voir : le pont chinois, la mer, les petites fabriques de lanternes.

Hôtel : les gens entrent dans le bus pour vous emmener dans leur hôtel. On n’a que l’embarras du choix. Il y a des palaces, avec piscines pour pas très cher.

Une curiosité : the cargoclub restaurant et la Hoï An pâtisserie, deux établissements tenus par un Français, copains des jeunes journalistes.

http://www.hoianhospitality.com

 

A Da-Nang : entité territoriale qui porte le jumelage, les deux villages étant trop petits.  Il y a une jolie vie nocturne, dans les bars et des petits cafés tranquilles. Il y a un self service où viennent manger les  étudiants et les employés.

A visiter : le Da-Nang Museum, le musée de la sculpture Champa ; dans les campagnes : les temples Champa.

Un guide - si possible un professeur  mais sinon, il y  a

M Louis (Nguyen Phu Luy), qui parle Anglais et Français

65, Lé Loï St

Da-Nang

Tél : 896064

Il traîne toujours au musée, offrant ses services.

Je suppose qu’il vit toujours …

 

Pour dormir : l’hôtel Dai A, très bien, dans le hall, un aquarium de poissons

51 (27), Yen Bay Street

Hai Chau District

Tél : 827532

daiahotel@dng.vnn.vn

 

Bus vers l’aéroport, direction HCMV

Première nuit dans un palace du quartier des affaires :

Hôtel Métropole

148, Tran Hung Dao, Ave

District 1

HCMC (HoChiMinhCity)

Tél (84.8)920 1943

www.libertyhotels.com.vn

pour ceux qui aiment les grandes chaînes d’hôtels …

 

Le lendemain, j’ai appelé le guide dont  l’association avait déjà  requis les services :

Ngô Quàc Ân (chauffeur et guide francophone)

7/32 Truong Chinh

P.14 –Quân Tân Binh

TP.HCM

Tél : 84-8-825384 ; mobile : 0913.683661 ; anquacngo@yahoo.com

Il m’a fait déménager  dans une pension de famille :

Hôtel Loan, pension de famille « Au bon goût »

7 et 9, Ly Chinh Thang

Saïgon

Tél : 848 3313 ou 843 50 46 ; loanhotel@hotmail.com

 

À voir :

en ville : Cholon (le marché chinois) ; le musée de l’armée.

à la campagne :  l’église caodaïe, les mangroves, les petites îles …

le Parc National Cat Tien :

Huyen Tân Phù, Thin Dông Nai

(061)669228 ; cattien_nationalpark@fptnet.com.vn

 

prévoir aussi un passage à Dalat, la zone maraîchère entre Da-Nang et HCMV

et un périple dans le train de la Réunification qui relie le Nord et le Sud.

 

Petit conseil : dans chaque grande ville se trouve  un Cercle français. Les cercles français regroupent des jeunes étudiants. Ils sont très contents de nouer des liens, de faire visiter la ville sur leur moto, tout en perfectionnant leur Français. Leur apporter quelques livres en Français (pas de politique, pas de sexe).

 

Ce voyage date de 2004, peut-être certaines références ne sont-elles plus d’actualité mais on peut se renseigner.

 

Par Zénon
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Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /Août /2010 11:25

Luong, qui tient  la galerie Cam Chau à  Huê m'a envoyé un courriel : il va bien. Il a recommencé à peindre et expose ses tableaux dans sa galerie. Comme d'habitude, il me demande quand j'y retourne ...

 

Coutume asiatique : l'oiseau de voeux. On achète un oiseau et on le relâche en faisant un voeu. oiseaux-souhaits.JPG 

 

A côté de la galerie de Luong, il y a une autre galerie. Celle-ci est  tenue par les jumeaux Haï et Thaï. Lors du Festival de Huê 2006, ils ont travaillé avec la Compagnie Thomas Duchâtelet, Roubaix, dans le Nord-Pas-de-Calais.

 

link http://www.thomasduchatelet.org/fr/creations/versions.html

Par Zénon
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 13:13

Bien connu pour ses sacs de voyage, le groupe Louis Vuitton investit dans le livre de voyages avec une édition spéciale :  "la quinzaine Louis Vuitton".

 

Une collection particulière s'intitule : "Voyager avec ... ". Les livres de cette collection proposent de visiter les lieux  d'un écrivain particulier, à travers ses livres et sa correspondance.

 

Deux livres de cette collection sont remarquables :

"Le bris des routines", de  Michèle Goslar, sur Marguerite Yourcenar (Mémoire d'Hadrien, L'oeuvre au noir)

"Voyages et paysages", de Arlette Bouloumier, sur Michel Tournier (Le roi des Aulnes, Robinson ou la vie sauvage".

 

Une magnifique façon de voyager immobile ou de préparer un voyage.

 

Par Zénon
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 09:10

Pierre.JPGMusicien, ébéniste, médecin, Pierre Brasseur a entrepris de relier Namur (Belgique) et Gibraltar, là où finit l'Europe. Au-de-là de l'eau : l'Afrique.

 

Il vient de faire étape chez moi, en Bourgogne du Sud et attaque en ce moment le Puy-de-Dôme.

 

Son blog : http://www.radiopipette.over-blog.com 

Par Zénon
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